HISTORIQUE DU PUY NOTRE DAME

En feuilletant les réunions du Conseil Municipal de 1845 à 1976

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Le plan de la ville close

Un peu d histoire :

Cette carte du village, datant de 1873, présente, pour ceux qui l'auraient oublié, le mur d'enceinte qui entourait jadis notre cité. L'entrée ne pouvait se faire que par des portes bien définies, visualisées sur ce plan. Si vous regardez bien, certaines rues n'avaient pas la dénomination d'aujourd'hui.

On trouve la maison du curé. La mairie se trouvait en 1873, rue Sainte ou rue du petit caveau à l'époque.

Cette reproduction datée est très intéressante et il reste aujourd'hui à en confirmer les éléments observés.

Année 1845

Situation nationale

En 1845, c'est une monarchie constitutionnelle (1830 - 1848) qui règne en France avec pour roi  Louis Philippe 1er.Le régime politique repose sur le suffrage censitaire qui donne le pouvoir à la petite partie la plus riche de la bourgeoisie française. Cela est confirmé sur la commune du Puy Notre Dame. En effet on s'en aperçoit dans la réunion du Conseil municipal du 11 mai 1845. Ce dernier était présidé par Monsieur Chevallier, maire, et les conseillers Pasquier, Colleau, Roger, Hunault, Mestreau, Gueniveau de la Cour, Banchereau, Nau, Desplace, Lamoureux. C'est à cette réunion qu'on s'aperçoit que le budget n'était pas voté uniquement par le conseil municipal mais également par un groupe d'électeurs du même nombre que les élus et composé des personnes les plus imposées de la commune.

Testament au profit de la commune

A la réunion du 2 novembre 1845, le conseil est convoqué pour une cause particulière. Le maire donne communication aux élus du testament olographe de Monsieur le Curé de la paroisse, André Nicolas Duchêne, fait le 4 septembre 1845 littéralement transcrit : "Je soussigné André Nicolas Duchêne, prêtre, curé de la paroisse du Puy, etc, Donne et lègue à la Commune du Puy Notre Dame, à la condition expresse qu'elle servira de presbytère, la maison située ville du Puy Notre Dame qui m'appartient et que j'occupe présentement, consistant en logements, servitudes de toutes espèces, caves, pressoir, jardin, enclos de vigne, jardin, en un mot, avec toutes les circonstances et dépendances, sans aucune exception, ni réserve, le tout en un ensemble joignant au midi la rue qui conduit au village de Chavannes, etc. Feront partie de ce legs les placards, alcôves, glaces et tapisseries et autres qui paraissent y avoir été mis à demeure, quoique la loi ne les considère pas comme immeuble par destination, etc. La Commune entrera en toute propriété et jouissance pour la destination sus indiquée de ma dite maison à partir du jour de mon décès, mais elle devra payer à mes héritiers une somme de dix mille francs, payable par mille francs d'année en année, pendant dix ans, pour le premier terme, mille francs un an après mon décès et ainsi à continuer, pendant chaque année jusqu'au versement intégral des dix mille francs et sans intérêt. Mais passé cette époque l'intérêt courra au taux légal. Ma dite maison et ses dépendances seront affectées et hypothéquées, par privilège spécial à la garantie du paiement de ladite somme de dix mille francs."

Le conseil après en avoir pris connaissance devait prendre une décision d'acceptation ou non de ce legs.

Finalement les élus ont estimé que la maison ne valait, ni ne pouvait valoir la somme demandée et que, vu son éloignement du bourg, elle ne pourrait être vendue au plus que de six à sept mille francs. Hors la fabrique (groupe de l'église qui gérait la paroisse) possédait déjà un presbytère que les paroissiens étaient habitués à fréquenter. Dans ces conditions le conseil a indiqué que le legs était trop onéreux. Les élus ont d'ailleurs précisé que la commune avait consenti des dépenses importantes pour réaliser les deux grands chemins de voie de communication.

Dans ces conditions le legs a été refusé à l'unanimité. Aucun document ne m'a permis de situer l'emplacement de cet immeuble. Il faudrait faire une recherche dans les origines de propriété ou au bureau des Hypothèques si il y a une trace d'acte notarié. En effet avant 1956, il n'était pas obligatoire de dresser un acte authentique et il pouvait être sous seing privé.

Affermement des places de marché

Les élus ne regardaient pas leur emploi du temps En effet le 28 décembre 1845 à midi, le maire, Mr Chevallier et deux conseillers municipaux, Mrs Gueniveau de la Cour et Louis Hunault, sont délégués pour procéder à l'affermement des places du marché dont le terme finit le 31 décembre Cette délibération prouve donc que des places de marché existaient et étaient relativement importantes Avant le choix du fermier qui s'occuperait de l'organisation, la réglementation obligeait une publication préalable les trois dimanches précédents l'affermement On découvre qu'il était attribué les places ou abreuvoirs (c'est le texte exact dans la délibération) de la Palenne, de la Croix de Cix, et des places à fumiers situées près de la Croix de Cix , au plus offrant et dernier enchérisseur. Les élus avant attribution ont donné lecture du cahier de charges approuvé par le Préfet 13 ans avant, le 11 avril 1837. Le marché était attribué pour 4 ans du 1er janvier 1846 au 1er janvier 1850 et la location était payée au trimestre. On déduit du texte du conseil que le marché se tenait le samedi avec obligation de nettoyer par le fermier. L'adjudication a démarré sur une mise à prix de 105 francs de l'époque. Toutes les enchères des personnes intéressées figurent dans le registre des délibérations. Je vous en donne connaissance par curiosité.

 Mise à prix 105, une enchère a été portée par Réveilleau à 110 francs, par Mestreau à 120, par Réveilleau à 130, par Gautier à 155, par Réveilleau à 170, par Mestreau à 190, par Réveilleau à 200 et une dernière par Mestreau à 205 qui s'est vu attribué le marché. Dans l'année suivante on trouvera le même processus d'attribution sur d'autres places à fumiers.

Année 1846

Réalisation de grands axes

Le groupe (d'élus du Conseil et des plus imposés) lors de la réunion du 13 juillet 1845 demandera au Département une subvention et le classement de deux chemins de voie de grande communication qui deviendront les grands axes actuels de la commune : le chemin de Doué à Thouars et celui de Montreuil à Argenton.

A la réunion du 14 juin 1846, on s'aperçoit que le Conseil Général a donné son accord et a qualifié les deux chemins sous les numéros 37 et 38. Le coût prévu est de 33.800 francs ce qui inquiétait le Préfet de l'époque. Le maire a donc du répondre aux interrogations de l'Etat en précisant que la somme initiale serait moins importante car les propriétaires s'étaient engagés à donner gratuitement les terrains nécessaires. De plus une subvention du Conseil Général aux communes de Vaudelnay et Bouillé Loretz seraient accordées pour ces chemins d'intérêt général. Le complément serait réglé par des ventes récentes de bâtiments de la commune.

Elections municipales

Elles ont lieu le 19 juillet 1846 Curieusement il s'agissait d'élire 8 conseillers municipaux alors que l'ordonnance royale en prévoyait 16.

On s'aperçoit que le maire a convoqué les électeurs par lettre à leur domicile.Tout le monde se retrouve dans une cour appartenant à un Monsieur Leffet

Le bureau où se trouve le maire et le secrétariat est disposé de façon à ce que les électeurs puissent librement circuler autour. Le temps du vote est de 3 heures et il y eut 60 votants. Est ce qu'à l'époque toute la population ne votait pas, la question est posée? On constate deux tours de scrutin. Le premier a donné les résultats suivants :

1 André Lamoureux, 58 voix

2 François Chevalier, maire 52 voix

3 Louis Cotilleau 41 voix

4 Hillaire Gaultier 46 voix

5 François Audouin 49 voix

6 Louis Hunault 38 voix

7 Charles Mestreau 35 voix

8 Louis Jouault, notaire, 30 voix

Les sept premiers ont été élus, ayant recueilli 31 voix soit plus de la moitié des votants. Louis Jouault fut élu au deuxième tour de scrutin. Une question se pose.

Qui étaient les huit autres conseillers municipaux non votés ?

Les personnes les plus imposées au nombre de 8 également ?

On peut le supposer

Nouveau testament au profit de la commune

Le conseil municipal se réunit une nouvelle fois pour examiner le testament de Monsieur Favreau, prêtre, en faveur de la fabrique de la Collégiale.

La fabrique était un organisme chargé de la gestion de l'église et de ses revenus.

 Le conseil de fabrique avait donné un avis favorable

Le conseil municipal, propriétaire de l'église, a également accepté le legs, indiquant qu'il ne pouvait y avoir d'inconvénient puisque les ornements et la somme léguée étaient plus que suffisants pour acquitter les charges imposées par le testateur

Prestation de serment du Maire

Lors de la réunion du 12 novembre 1846, François Chevalier, nommé Maire, et Jean Banchereau, premier adjoint, jurent serment et fidélité au roi

C'était un engagement obligatoire

Année 1847

La première réunion a lieu le 17 février 1847

Proposition de vente d'immeuble

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Emplacement mairie supposé en 1872

Une personne propose de faire l'acquisition d'une maison de la commune où est logé l'instituteur. Le conseil donne son accord pour la vendre et de la remplacer par une autre maison plus convenable qui pourrait en même temps contenir le local de la mairie Cela présenterait un énorme avantage attendu que l'instituteur qui est ordinairement secrétaire de mairie n'aurait pas besoin de se déplacer pour remplir les deux fonctions. Le conseil charge le maire de prendre contact avec l'acheteur et de faire un rapport sur la proposition d'acquisition

Sur le plan de 1872, la mairie figure dans un immeuble de la rue Sainte et cette délibération semble bien indiquer que le conseil cherchait un nouvel emplacement plus pratique

Est ce cet immeuble, non loin également de la cure qui semble être au coin de la rue Sainte, énoncée sur ce même plan

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Mairie de la rue Sainte à confirmer

Chemins de grande communication

Deuxième décision de dresser le tracé du chemin de grande communication de Thouars à Doué :

1°) Dans la partie comprise entre 'L'Humeau malade» et l'allée dit le Pont de Chavannes 2°) dans la partie comprise entre la Paleine et la limite de commune du Puy Notre Dame et du Vaudelnay-Rillé. Le conseil est d'accord de tracer une ligne la plus droite possible entre les deux points sauf un membre qui voudrait conserver le tracé actuel. Cette décision nous permet de découvrir un nom de lieudit inconnu à ce jour "L'Humeau malade" que je ne peux situer.

Sur toute les décisions concernant ces chemins il y a toujours un conseiller qui ne semble pas d'accord avec la majorité du conseil

Nouveau directeur à l'école

On découvre ensuite une lettre de l'inspecteur primaire qui propose à la direction de l'école, en remplacement de Monsieur Carou, démissionnaire, Monsieur Hunault, nanti de son brevet de capacité du 1er aout 1842.

Négociation pour un nouvel emplacement pour la mairie

Lors d'une réunion de conseil du 22 aout 1847, les élus ont reconnu la nécessité pour la commune d'acquérir une maison pour servir de local à la mairie et à l'école primaire

En février le conseil ne connaissait pas les moyens de faire face à la dépense que nécessitait cette acquisition et s'était abstenu . Aujourd'hui, grâce à la vente de terrains communaux dont le prix était destiné aux frais de confection des chemins 37 et 38, il reste une somme de 5000 francs.Le maire propose de s'occuper de l'achat d'un nouveau local convenable pour servir de mairie et de demander l'autorisation de l'acquérir auprès de l'administration compétente

Plusieurs membres ont proposé la maison actuellement habitée par Monsieur Courtiller qui en est le propriétaire

Cet immeuble présente d'immenses avantages et l'intention du propriétaire est de s'en dessaisir à un très bon compte.

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La désignation correspond parfaitement à l'ancienne mairie, à côté de l'école.

 En effet la maison comprend une salle en bas de 7 mètres de longueur sur 6 de largeur et qui ferait une très belle classe; Un appartement au 1er avec cabinet à côté pourrait faire la salle de mairie et le cabinet particulier de Monsieur le Maire.

Une cuisine, un salon à côté une chambre au dessus du salon, un grenier au dessus de la cuisine feraient une belle habitation pour l'instituteur. Une grande cour dans laquelle est construit un vaste cellier et de très beaux hangars dans lesquels les enfants pourraient aller aux heures de récréation. Un jardin, une autre chambre basse avec une chambre haute qui joignent immédiatement le presbytère les deux dernières chambres pourraient sans gêner en rien la distribution du surplus être distraite et être annexée au presbytère dont elles semblent être une dépendance. Cette proposition ayant été prise en considération, le conseil a voté a bulletin secret et à la majorité de 8 voix contre une que l'immeuble convenait parfaitement? Monsieur Courtiller s'est présenté au conseil ,pour faire part de ses prétentions et après un long débat, il s'est décidé à vendre à diverses conditions acceptés par le conseil municipal. Le prix est fixé à 7000 francs avec entrée en jouissance au 1er janvier 1948. Le conseil a voté à bulletins secrets l'accord sur ces conditions par 8 voix contre 1. Nous n'avions pas connaissance d'un presbytère à côté de ce bâtiment.

 Année 1848

Situation nationale

La révolution française de 1848, parfois dénommée « Révolution de Février », est la troisième révolution française après la Révolution française de 1789 et celle de 1830. Elle se déroule à Paris du 22 au 25 février 1848. Sous l'impulsion des libéraux et des républicains, une partie du peuple de Paris se soulève à nouveau et parvient à prendre le contrôle de la capitale. Le roi Louis Philippe est contraint d'abdiquer en faveur de son petit-fils, Philippe d'Orléans, le 24 février 1848. Le même jour, dès 15 heures, la Deuxième République est proclamée par Alphonse de Lamartine, entouré des révolutionnaires parisiens. Vers 20 heures, un gouvernement provisoire est mis en place, mettant ainsi fin à la monarchie de Juillet.

5 Mars 1848

On s'aperçoit du changement dans la commune en raison la déclaration du Conseil municipal du 5 Mars; En effet le maire convoque son conseil après que communication lui a été donnée de de la proclamation de la République en France et de la formation d'un gouvernement provisoire

Le conseil a déclaré "adhérer au gouvernement républicain ce qui a eu lieu en présence du consentement unanime des citoyens de la commune appelés"

Et effectivement le registre habituellement signé uniquement par les conseillers municipaux est paraphé exceptionnellement par de nombreux habitants;

 Je vous joins une photocopie

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Nomination de Maire et adjoint

Le conseil municipal est à nouveau réuni le 31 mars 1848 sous la présidence du citoyen Pasquier premier inscrit au tableau. Il semble donc , après cette révolution, qu'on ait conservé les anciens conseils municipaux mais sans tenir compte des maires et adjoints. Les termes ont également changé car maintenant les élus sont désignés comme "citoyens".

Sur la délibération on retrouve donc :

Les citoyens Chevallier, Colleau, Gaultier, Mestreau, Hunault, Cotillon, Nau et Jouault.

Le président a donné lecture d'un arrêté du commissaire du gouvernement dans le département de Maine et Loire du 25 Mars 1848 ainsi conçu :

"Art 1er Sont nommés Maire du Puy Notre Dame, le citoyen Nau, adjoint le citoyen Jouault

Art 2 L'installation des fonctionnaires sus dénommés sera faite par le conseiller premier inscrit au tableau

Ensuite le président a déclaré que lesdits citoyens étaient installés, le premier maire et le second adjoint de la commune du Puy Notre Dame, fonction qu'ils rempliront à partir de ce jour"

Pour lancer la République le maire a donc été nommé et non élu

Le 12 mai 1848, le conseil se réunit une nouvelle fois pour étudier le budget et on s'aperçoit que les 8 personnes les plus imposées de la commune participaient également comme par le passé.

La révolution n'avait rien changé. On prend les mêmes et on recommence.

 Situation nationale

Louis Napoléon Bonaparte est élu en décembre 1848 président de la République Française pour quatre ans. Son mandat commence le 20 décembre 1848 et se finit le 2 décembre 1852.

Années 1849 à 1853

 Les réunions du Conseil municipal concernaient la plupart du temps la création des deux routes à grande circulation dont on a déjà parlé. Ce dossier a occupé les élus avec des ventes et achats de terrain, alignement, tout ce qui concerne la réfection de ces routes. L'autre gros dossier concerne la mairie et l'école dont j'ai retenu les principales décisions

Réunion du 31 mai 1849

Création de la Compagnie de Sapeurs Pompiers Monsieur le Maire a donné lecture d'une lettre reçu de Monsieur Louvet.

Monsieur Louvet sera un personnage important pour la commune.

Propriétaire du château du Lys à Sanziers, il sera maire de Saumur, président du Conseil Général et Ministre de l'Agriculture. Au mois de mai, il adresse une lettre au maire et fait un don à la commune d'une somme de 950 francs égal au prix d'une pompe à incendie. Le conseil a reconnu l'utilité de la pompe et s'est fait un devoir d'accepter ce cadeau mais que, pour cela, il lui fallait organiser une compagnie de sapeurs pompiers.

40 ouvriers avaient déjà accepté la proposition d'incorporation mais la plupart n'avaient pas travaillé en 1848 et n'ayant pas de revenu ne pouvaient s'équiper entièrement à leurs frais. Ils demandèrent alors à la commune de régler une somme de 500 francs pour subvenir au paiement des casques, gibernes et buffleteries de manière à ne laisser à la compagnie que les vêtements. Le conseil a remercié Monsieur Louvet et a voté les 500 francs pour la création de la compagnie.

Réunion du 20 aout 1849

Exhumation

La famille de Monsieur Gueniveau de la Cour a adressé une lettre au maire pour demander l'exhumation des ses cendres. Elle demandait l'autorisation de les transférer dans la chapelle du cimetière où se trouvent déjà celles de leurs aïeux. Pour ce faire il a été proposé une rétribution de 600 francs dont les 2/3 seraient destinés aux pauvres de la commune et l'autre 1/3 à l'hospice. Le conseil a accepté cette demande sans difficulté.

Acquisition de bâtiment

Un autre dossier attire notre attention

Monsieur le Maire indique que la commune payait toujours un loyer annuel pour la mairie et le bâtiment de la pompe et que cela commençait à devenir très onéreux. Depuis longtemps la mairie était privée d'un logement convenable pour l'instituteur vu la petitesse de celui qu'elle paye à La Paleine. Madame Baillargeau propose alors de l'acheter pour 2000 francs en indiquant que la maison communale de la Paleine serait destinée à une école de filles. De son côté le maire a proposé au conseil l'achat de la maison, léguée à la commune par l'ancien curé Duchêne, d'une meilleure distribution dont nous avions parlé quelques années avant. Considérant que cette maison pourrait loger l'instituteur, contenir la mairie, qu'elle possédait un bâtiment pour ranger la pompe et loger le garde champêtre moyennant rétribution. Cette acquisition aurait l'avantage de supprimer les locations de la mairie, du logement de la pompe et la retenue sur le garde champêtre. Cette maison serait laissée pour 7000 francs conformément aux dernières volontés du testateur.

Le maire est chargé de traiter les deux dossiers et de demander les subventions nécessaires.

Réunion du 11 août 1850

Cette réunion nous apprend que la commune propriétaire du puits de la place de l'église le louait. Il venait d'être réparé et la commune envisageait l'affermage par adjudication avec possibilité de sous louer.

Situation nationale

A la suite d'un coup d'état du 2 décembre 1851, Louis Napoléon Bonaparte devient empereur des Français sous le nom de Napoléon III jusqu'au 4 septembre 1870.

Réunion du 20 mai 1851

Le conseil loue une chambre très convenable pour 8 années pour loger la pompe à incendie au sieur Charton 20 francs par an

Réunion du 4 mai 1852

La maison de l'école des garçons est trop restreinte et le maire pense la vendre L'inspection académique indique que l'immeuble ne convient pas et frise l'insalubrité De plus Mme Baillargeau a depuis longtemps proposé de l'acheter dans le but de la donner ensuite à l'hospice. Le conseil vote à bulletin secret la vente par 13 voix "pour" et une voix "contre".

Réunion du 13 juillet 1852

Installation du maire Mr Charles Nau et Philippe Pasquier, adjoint par arrêté du Préfet du 8 Juillet 1852 Ils sont nommés et la réunion est faite pour la prestation de serment des deux édiles

Réunion du 3 Décembre 1852

On apprend que la vente à Mme Baillargeau de la maison de la Paleine est enfin conclue. Le conseil se doit d'affermer un logement pour l'instituteur et l'école en attendant la construction que la mairie envisage. Elle a décidé, pour deux années, de louer provisoirement un immeuble à Monsieur Roger à la Paleine

Réunion du 28 février 1853

Nouvelle Exhumation

Plusieurs habitants y compris Mr le Maire demandent l'autorisation d'exhumer le corps de Monsieur Gallais, ancien curé du Puy, pour le transférer à la chapelle du cimetière. Cette demande est motivée comme une récompense pour Mr Gallais qui a sauvé des fureurs révolutionnaires en 1799 la collégiale. A cette époque considéré par les révolutionnaires comme néfaste dans la délibération, le monument a été mis aux enchères pour être démoli. Mr Gallais fut alors le dernier enchérisseur pour 5000 ou 6000 francs. Après la révolution le prêtre remit à la commune le monument gratuitement sans exiger de remboursement. Le conseil municipal a considéré alors que c'était un juste hommage à rendre au curé et a accepté de faire transporter les cendres dans la chapelle du cimetière.

Réunion du 14 Mai 1853

Projet mairie et école

Le maire indique qu'à la suite de la vente de la maison à Mme Baillargeau qui servait de logement à l'instituteur, il devenait indispensable de faire édifier une autre maison en remplacement. Cela permettrait de faire des économies sur les locations d'école et de mairie qui grevaient le budget. Il a présenté au conseil des plans et devis qu'il avait fait faire. Le conseil a admis le voeu également qu'un bâtiment soit construit; Il devra loger l'instituteur et servir également de mairie pour un montant estimé avec le terrain à 12000 frs. Le financement est détaillé dans la délibération.

Monsieur le Maire a demandé à ce que les constructions soient au centre de la ville et il a précisé que les terrains d'un "sieur Guyard et de la veuve Etienne Hardouin" joignaient celui de la commune. Ils conviendraient parfaitement mais les propriétaires refusaient de les abandonner. Le conseil a alors donné son accord pour acheter les terrains à l'amiable ou si, cela devenait nécessaire, les exproprier. On apprend dans cette délibération que Madame Baillargeau avait, depuis son achat de la maison de la Paleine, donné à l'hospice l'immeuble pour créer une salle d'asile et la tenue d'une école de filles.

Note de Dominique Monnier :

Cette année 1853 nous donne deux certitudes : Qu'avant cette date la mairie n'était pas propriété de la commune mais était louée à un propriétaire privé

Le plan établit, faisant ressortir les remparts de la ville close, indiquait une mairie, rue Sainte. Cela est possible car, à part sur ce document, nous n'avons aucune trace d'un autre emplacement Nos recherches nous apporterons sans doute la solution un peu plus tard. D'autre part l'habitant actuel de l'ancienne mairie, rue de la mairie, à côté de l'école, recherche les noms des anciens propriétaires. La présente délibération nous apprend qu'elle a été construite par la commune qui a, elle même, acheté les terrains nécessaires. Les délibérations futures nous donneront sans doute plus de renseignements.

Fête de l'empereur

Nous sommes à l'époque sous le règne de Napoléon III. On apprend dans cette délibération qu'une lettre a été adressée à la mairie par le Préfet. Elle était relative à la fête de l'empereur. Les conseillers partagent entièrement les mentions exprimées et sont d'avis unanime : que la fête de l'empereur soit célébrée avec éclat dans la commune, que des secours soient distribués aux indigents, que des réjouissances publiques soient organisées et votent à cet effet 100 francs. .

Réunion du 14 septembre 1853

Trafic de pierres du cimetière

Mr le Maire expose que le 29 août dernier, Monsieur Delalande, entrepreneur chargé actuellement des travaux de réparations de l'église, s'est permis d'enlever du cimetière un grand nombre de pierres plates recouvrant des tombeaux. Dès le dimanche 7 septembre, les membres du conseil se sont émus de cette voie de fait et le oui dire indique qu'il aurait été autorisé par le curé. Une lettre lui a alors été adressée et est restée sans réponse.

Dès le lendemain Mr Delalande a continué à enlever des pierres. Monsieur le Maire a alors contraint le maçon à rapporter les pierres et à les replacer à la place qu'elles occupaient. Les documents ne nous disent pas si ce professionnel a continué à réparer l'église

Réunion du 29 Octobre 1854

Non création d'une société de secours mutuel

Les temps ont bien changé. Une telle décision du conseil municipal ferait aujourd'hui un scandale pour peu que les médias ou réseaux sociaux s'en emparent. Au Puy Notre Dame, aucun besoin des restos du coeur !!! Jugez vous même La délibération est littéralement transcrite et refuse cette création:

«Considérant que la commune est composée en très grande partie de propriétaires cultivateurs,"

"Que les ouvriers eux-mêmes possèdent tous une plus ou moins grande quantité de terrains qui leur donnent une légère aisance,"

"Que le nombre des malheureux est d'autant plus petit qu'il est plus facilement secouru"

"cette position sociale de la commune rend la création d'une société de secours mutuel, non seulement inutile mais encore impossible»

Réunion du 14 décembre 1854

Projet de mairie et d'école

Le conseil s'est réuni et le maire expose que la ville du Puy n'a pas de mairie et de maison d'école. Elle est obligée de louer deux bâtiments pour assurer ces deux services. Ces locaux sont malcommodes et mal situés. Les baux arrivent à expiration et la maison où est située la chambre qui sert de mairie va être démolie par le propriétaire. Lorsque qu'une construction sera effectuée, la commune se trouvera exonéré d'un loyer de 300 francs. Les nouveaux bâtiments se trouveraient sur un terrain à l'entrée de la ville sur la route de Montreuil à Vihiers. Les plans ont été dressés par Monsieur Joly l'architecte et la commune a déjà toutes les autorisations de l'administration et l'éducation nationale Le coût, y compris celui du terrain, s'élèveraient à 12.000 francs. Le conseil et le groupe des plus imposés votent la décision de construction telle que présentée. Un seconde réunion de décembre 1854 donne l'autorisation au maire d'engager une expropriation des terrains de Louis Dalencon et des consorts Moreau.

Note de Dominique Monnier

De 1854 à 1900, je n'ai pas terminé mes recherches que je reprendrai prochainement je vous présente maintenant le travail effectué à partir de 1900 jusqu'en 1976

Année 1900

Savez vous que sur les 32 maires du Puy Notre Dame, le 24ème, Louis Boucher, a dirigé la commune du 23 mai 1900 au 20 septembre 1940, pendant 40 ans. C'est certainement un record de longévité. En feuilletant les délibérations de la première année, en 1900, j'ai trouvé que la lecture et les décisions prises étaient surprenantes. C'est pourquoi j'ai décidé de vous en faire profiter et de vous donner un aperçu de tous ses mandats. Nous découvrirons ainsi beaucoup d'éléments sur l'évolution de notre cité lors de cette première moitié du 20ème siècle. Qui se souvient de cet édile ?

Né au Vaudelnay, le 16 décembre 1853, il sera élu maire à 47 ans et gérera la commune pendant 40 années jusqu'à 87 ans. Il arrêtera ses mandats le 20 septembre 1940 soit deux mois avant son décès au Puy Notre Dame, le 22 novembre 1940. Il était propriétaire de la mairie actuelle et sa petite fille Madame Chevalier née Le Maitre de Chancelee habitera le bâtiment qui sera vendu à la mairie du Puy Notre Dame, le 6 janvier 1988.

Les élections municipales Elles ont eu lieu les 6 et 13 mai de cette même année Monsieur Bourreau, le maire précédent, avait alors convoqué les conseillers élus à une réunion pour procéder à l'installation du Conseil Municipal, le 20 mai 1900

Etaient présents les récents élus: Messieurs Boibieux Jean, Boucher.Guyard Louis, Robin?Coutant, Jouan Civrais, Gauron Charles, Hardouin Jules, Biard Louis, Esnault Eugène, Musset. Joulain. Absents : Mrs Maudoux. Pasquier, Boureau. Charpentier, Beauron.

Le conseil devait donc être composé de 12 conseillers municipaux.Il est à remarquer que pour élire un maire, il faut aujourd'hui que le conseil soit au complet alors qu'il y avait déjà 3 absents. Le plus ancien a présidé le vote en l'occurrence Monsieur Gauron. Les résultats ont donné : Monsieur Boucher Louis 8 voix, Monsieur Boibieux 1 voix. Le nouveau conseiller venait d'être élu maire et ni lui, ni les habitants de la commune, n'allaient se douter qu'ils venaient de choisir un homme qui serait pour 40 ans à la tête de leur cité. Monsieur Robin sera ensuite élu adjoint. La seconde réunion eut lieu un mois après soit le 3 juin 1900 Il s'agissait de nommer deux conseillers comme délégués à l'Hospice qui se trouvait place de la Paleine, à l'Hôtel de la Providence. La chapelle restaurée, il y a une vingtaine d'années par le propriétaire, la famille Lepidi, existe toujours. Messieurs Boibieux et Robin seront élus responsables.

Immédiatement après on découvre un problème important présenté par le Maire et exposé au conseil : "Qu'il est regrettable que depuis quatre ans la commune du Puy Notre Dame soit privée d'un corps de sapeurs pompiers régulièrement constitué sur la commune, qu'il serait urgent que la subdivision qui existait autrefois fut réorganisée, attendu que la Commune a toujours à sa disposition des vêtements et une pompe en bon état".

Ce fut le premier problème de cette jeune municipalité

A part cela beaucoup d'affaires courantes seront évoquées dont les principales concernent des alignements de rue, des créations de caniveaux et entretien de chemins vicinaux. Ce sera l'essentiel des affaires du conseil pendant toutes ces années. Le budget total de l'année 1900 est de 21.739 francs (217,39 NF) ! On croit rêver ! Le budget de l'Hospice est de 7.519 francs (47,19 NF). Il s'agit bien entendu d'anciens francs. Pour ceux qui n'ont pas connu l'ancien franc, j'ai mis entre parenthèses la correspondance en nouveaux francs avant l'Euro. Le conseil a également pris connaissance du budget de la Fabrique d'un montant de 2.805 francs. La Fabrique dépendait de la paroisse et son conseil était composé de quatre délégués qui se réunissaient quatre fois par an. Ils s'occupaient des locations de bancs, chaises de l'église et de l'entretien du mobilier. La Fabrique avait l'obligation de fournir chaque année son budget au Conseil Municipal. Les réunions de Conseil municipal ont continué à se dérouler normalement. Néanmoins deux décisions ont attiré mon attention. Une première où il est voté une somme de 40 francs pour récompenser 8 élèves qui ont obtenu leur certificat d'études primaires, un examen qui n'existe plus. Une seconde où il s'agissait de nommer Monsieur Thimoléon Goujon comme préposé pour la bascule publique Il était chargé effectuer les pesages payants des remorques et des récoltes. Cette bascule se trouvait place de la Paleine exactement à l'emplacement de l'arrêt des cars. Beaucoup d'anciens dont je fais parti ont connu ce petit bâtiment et l'emplacement de la plate forme où se posaient les véhicules pour la pesée.

Pendant ce temps le maire avait travaillé et solutionné l'absence des pompiers. En effet on apprend dans une délibération de juillet que des dépenses seraient envisagées pour l'habillement des sapeurs. Le président de la République, Emile Loubet, avait signé un décret pour réorganiser le corps le 14 juillet 1900. L'année avançait et un problème important allait tracasser les nouveaux élus. L'administration préfectorale avait à plusieurs reprises mis la commune en demeure de construire une nouvelle école de filles, en raison de la défectuosité de celle actuelle au point de vue hygiène. La préfecture avait annoncé qu'elle ne tolérerait aucun délai supplémentaire. Le maire lors d'une réunion du 25 septembre 1900 a donné connaissance d'une délibération de l'Hospice dans laquelle celle-ci acceptait de vendre à la commune une portion du jardin située à l'angle de la route de la Gare (la route de Brossay actuelle) et de la place de la Paleine pour construire la fameuse école. Le choix de ce terrain par la commune semblait impératif car le maire précisait qu'il convenait à la construction et qu'il était impossible d'en trouver un autre mieux placé. Un petit problème seulement car il fallait l'accord de l'inspecteur primaire. C'était donc une affaire à suivre Une dernière réunion a suivi le 4 novembre 1900 Il fallait donner un avis pour le changement de la date de la foire de Thouars. Le conseil a accepté que cette manifestation du premier jeudi de mars soit transférée au troisième vendredi du même mois.

Année 1901

La nouvelle équipe élue en 1900 avait pris son roulement et il y eut plusieurs réunions en cette année 1901. A part les affaires courantes habituelles, deux gros dossiers allaient préoccuper le conseil municipal. La nouvelle école des filles dont le sujet avait été évoqué l'année précédente et un nouveau problème qui allait concerner la gare du Puy/Vaudelnay.

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L'école des filles, rue de la mairie, a conservé son nom sur le fronton

Des plans dressés par Monsieur Roux, architecte de Doué la Fontaine, ont été acceptés par le Conseil Municipal sur la base suivante :

Achat du terrain : 3.450 Francs et les constructions pour 24.680 Francs soit un total de 28.130 Francs.

Le projet était décidé et on est passé à la réalisation.

La gare du Vaudelnay/Puy Notre Dame

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Les vestiges de la gare actuellement

Second problème

Le maire indique au conseil que de nombreuses plaintes lui sont parvenues au sujet de l'insuffisance du personnel de la gare. Les commerçants se plaignent d'être dans l'obligation de manoeuvrer les trains soit à l'arrivée, soit au départ, Ce travail où l'attente prolongée des wagons était très préjudiciable au commerce du Puy Notre Dame et des autres communes desservies par cette gare.

Le conseil indique que l'insuffisance de la gare ne fera que s'accentuer davantage d'ici quelques années pour le développement du vignoble qui entraîne un commerce considérable de vin et de matériel de culture, pieux, échalas, futailles etc... et que le commerce de tuffeau et son transport par chemin de fer est loin de péricliter.

Le conseil sollicite auprès de la compagnie des chemins de fer de l'Etat une personne et une voie supplémentaire.

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La halle en bois, visible encore route de Brossay

Les élus précisent que le terrain nécessaire à cet aménagement serait pris dans la cour de la gare et la compagnie de chemin de fer n'aurait aucune acquisition à faire. De cette façon les wagons, chargés à l'arrivée, seraient immédiatement conduits sur la voie de débord et à la disposition des destinataires. Ainsi au fur et à mesure de leur libération, ils seraient placés sur la voie de la halle pour être mis en chargement en passant par les plaques et la voie perpendiculaire. Cette proposition a été faite à la compagnie.

PhotoLe croquis d'aménagement figure sur le livre des délibérations

Année 1902

Reprenons les décisions qui ont ponctué la fin de l'année 1901. A la réunion du 7 juillet, le conseil prolonge d'une année le bail de 10 ans de l'immeuble appartenant à l'hospice qui servait d'école de filles et ce, en attendant la nouvelle construction décidée sur les Quints. C'est donc bien la confirmation que la nouvelle école est celle située rue de la mairie actuelle dont vous avez vu la photo sur l'épisode 1901. On apprend également à la réunion du 1er décembre 1901 le vote d'une somme de 5321,25 francs pour réparer la toiture de l'église suite à une tempête du 13 février 1900. 7 réunions auront lieu en 1902. Aucune décision importante n'est votée. Les dossiers concernent de la gestion courante (chemins, vicinaux, budget global ainsi que ceux de l'hospice et de la Fabrique). On note néanmoins que l'achèvement des travaux de l'école des filles est fixé au 15 septembre 1903 et que l'achat d'une nouvelle pompe à incendie s'avère nécessaire.

La gare du Vaudelnay/Puy Notre Dame

En février 1902 le dossier de la gare va faire parler non pas sur le nouveau quai toujours en attente mais sur sa dénomination. Un premier problème se fait jour car des colis restent souvent en attente à la gare alors qu'ils sont destinés à la petite gare de Chavannes. Pour éviter cette confusion les habitants demandent aux chemins de fer de donner le nom de "gare de Chavannes", différent de la gare principale.

Année 1903

Un second problème plus épineux Le maire expose qu'à différentes reprises des habitants et commerçants du Puy Notre Dame l'ont informé qu'une plainte avait été formulée auprès de l'administration des Chemins de Fer dans le but de changer la dénomination de la station «Vaudelnay/Puy Notre Dame» (ligne Angers/Poitiers) en celle de station du Vaudelnay» Le conseil municipal proteste fortement contre ce changement et les arguments fusent Je cite : «En effet si cette station se trouve sur le territoire de la commune du Vaudelnay, elle est située à égale distance des deux agglomérations : Le Puy Notre Dame et le Vaudelnay. De plus la commune du Puy Notre Dame a contribué à établir le chemin d'intérêt commun sur le territoire même de la commune du Vaudelnay et reliant les communes du Puy Notre Dame, Saint Macaire du Bois, Nueil et Bouillé Loretz à la station du Vaudelnay/Puy Notre Dame. Enfin et surtout Le Puy Notre Dame assure à lui seul plus de la moitié du trafic qui se fait à la station du Vaudelnay-Puy Notre Dame et il donne la plus grande partie des voyageurs. Si le nom de cette station créait une confusion avec celle du Puy Notre Dame sur les tramways départementaux des Deux-Sèvres (Bressuire à Montreuil Bellay), cette confusion est sur le point de cesser car sur la demande réitérée du conseil municipal du Puy Notre Dame, l'administration de cette compagnie va incessamment changer la dénomination de la station du Puy Notre Dame en celle de »station de Chavannes»

Ces petites luttes démontrent l'importance du train et du commerce réalisé tant pour les habitants que pour les marchandises transportées, surtout viticoles. Par contre on s'aperçoit également de la lenteur de l'administration car les réponses à ces questions n'ont pas été solutionnées depuis 1901. Cela n'a pas changé depuis notre époque.

 Années 1904/1905/1906

Un mandat s'écoule très vite. En 6 ans vous n'avez pas le temps de réaliser de grosses opérations. Alors en quatre années, c'est pire et c'est que j'ai découvert et que j'ignorais. Entre 1900 et 1929 les mandats municipaux étaient de quatre ans. La loi du 10 avril 1929 a porté de 4 à 6 ans la durée du mandat des conseillers municipaux et donc des maires On a parlé de la construction de l'école des filles par nécessité. C'est bien la seule grosse opération avec des réparations sur l'inévitable toiture de l'église qui ont été faites par Monsieur Boucher pendant ces quatre années. C'est d'ailleurs en mai 1904 qu'on annonce l'achèvement des travaux et le chiffre du bâtiment scolaire des filles. Comme à notre époque, les prévisions sont dépassées et le coût définitif, achat de terrain compris, représente une somme de 31.072,99 francs. De nouvelles élections municipales ont lieu le 1er mai et le nouveau conseil sera installé le 15 mai 1904. Ont été élus: Mrs Boucher, Robin, Biard, Bauron, Lucazeau, Esnault, Musset, Hardouin, Jouan, Fortin, Turpault Ecot soit 12 conseillers. 8 sont repartis sur la nouvelle liste, 4 arrêtent (Boibieux, Maudoux, Boureau et Beauron) et quatre nouveaux font leur entrée (Lucazeau, Fortin, Turpault et Ecot) Il n'y aura pas de surprise pour l'élection du maire Monsieur Boucher qui se représente pour un deuxième mandat et qui obtiendra 11 voix sur 12, Monsieur Robin 1 voix. Pour l'adjoint, Monsieur Jouan est élu avec également 11 voix et Monsieur Bauron 1. Pendant ce mandat on a l'impression que le conseil se contente de gérer. Aucun projet n'est décidé. Demande d'arrêt à la gare Les seules complications proviennent comme les années passées de la gare. A la première réunion post électorale le maire indique au conseil que : Je cite : L'express du soir partant d'Angers à 8h14 et arrivant à Poitiers à 10h59 ne s'arrête pas à la station du Vaudelnay-Puy Notre Dame et cela au grand détriment des commerçants du Puy Notre Dame. Le Conseil municipal  considérant que le Puy Notre Dame a un commerce actif, qu'un grand nombre d'habitants se rendent régulièrement à Angers chaque semaine mais qu'ils sont obligés de quitter cette ville de trop bonne heure et souvent avant que leurs affaires soient complètement terminées pour rentrer par le train mixte partant à 5h46 et n'arrivant qu'à 8h28 à la station du Vaudelnay-Puy Notre Dame (après un parcours d'environ 50 kms en près de 3 heures) Considérant en outre que l'express du soir part d'Angers à 8 h 14, arrive à Montreuil Bellay à 9 h 43 où il doit assurer la correspondance pour le train omnibus et l'express allant vers Saumur : le premier à 10 heures et le second à 10 h 49 Que Le Vaudelnay-Puy Notre Dame est la dernière station avant Montreuil Bellay et que l'arrivée de l'express à Montreuil Bellay avec un retard de quelques minutes sur l'horaire actuel peut encore assurer sa correspondance prie Monsieur le Directeur de la compagnie des chemins de Fer de bien vouloir autoriser l'arrêt à la station du Vaudelnay-Puy Notre Dame de l'express du soir allant d'Angers à Poitiers». On ne connaît pas la réponse de la compagnie mais l'analyse des années suivantes nous donnera peut être la réponse.

Année 1907

En 1907 on est déjà à la dernière année du deuxième mandat de l'équipe de Louis Boucher. Deux délibérations vont attirer mon attention :

Les Halles de la place de l'Eglise

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Une première du 30 mai 1907 qui va changer l'esthétique du centre bourg.

Il existait à cette époque de magnifiques halles sur la place de l'Eglise qui n'obtiendraient pas aujourd'hui l'autorisation d'être abattues. Elles seraient peut être même classées «Monument historique».

Nous avons retrouvé il y a quelques années avec plaisir une carte postale de ce bâtiment que nous ignorions. Il existait également un propriétaire dont la maison, aujourd'hui occupée par Madame Viger, jouxtait la place et les halles.

Il s'agissait de Mr. Epagneul qui exerçait un commerce de quincaillerie auquel il avait rajouté quelques autres activités qui n'étaient pas sans rapport avec la richesse du Puy Notre Dame : le vin. Il eut un fils en 1904, célèbre pour avoir créée la congrégation des Frères missionnaires des campagnes. Une anecdote à ce sujet Madame Viger, à qui je demandais si elle connaissait les anciens propriétaires de son immeuble, m'a indiqué qu'un jour de pélerinage de Sainte Ceinture, un prêtre lui avait demandé de revoir sa maison

C'était celle où il avait passé son enfance. Le moine était sans aucun doute le père Epagneul

Revenons sur la délibération littéralement rapportée :

 «Le maire communique au Conseil municipal une proposition de Mr Epagneul.-Roquet de faire démolir les Halles et de les faire reconstruire parallèlement à l'Eglise de manière à supprimer le coin à ordures qui se "trouve actuellement entre les Halles et l'Eglise et créer une place en face du nouveau bâtiment. "

Il s'engage à payer tous les frais de démolition et de reconstruction des Halles.

"Le Conseil

"Considérant

"que la proposition Epagneul ne peut qu'être avantageuse pour la commune,

"attendu que les Halles actuelles sont du plus mauvais effet esthétique,

"que l'espace se trouvant entre les Halles et l'Eglise est toujours rempli d'ordures.

"décide de nommer une commission qui, de concert avec le Maire, se mettra en rapport avec M.Epagneul et pourra passer avec lui un marché dans lequel ce dernier s'engagera à prendre à sa charge les travaux proposés.»

Une commission a été créée séance tenante et composée du maire Louis Boucher, de l'adjoint M.Jouan, de Mrs Robin, Biard et Fortin. Les années suivantes nous donneront sans doute plus de précisions sur la disparition de ces halles et sur la décision de la commission.

La seconde délibération du 17 novembre 1907 concerne la lutte contre l'alcoolisme.

Sur instruction du Préfet, le conseil a décidé qu'à l'avenir aucun café ne pourrait être installé dans un local situé à moins de 50m des Ecoles et de l'Hospice L'arrêté du maire était immédiatement applicable. Cette décision très louable n'a eu sans doute aucune efficacité car 50 mètres ne représentaient pas une distance suffisante et efficace.

Il est intéressant de noter qu'à cette même réunion de conseil municipal, le maire a fait voter une gratification de 50 francs au secrétaire de mairie pour le surcroît de travail que lui donne l'application de la loi sur la fraude sur les vins Etonnant ! mais Le Puy Notre Dame est depuis longtemps une grosse commune viticole

Année 1908

Avant les élections annoncées pour les 3 et 10 mai suivants, le conseil se réunit le 12 avril.

Encore la gare du Vaudelnay/Puy Notre Dame

Le maire revient sur la gare du Vaudelnay/Puy Notre Dame en indiquant que depuis la reconstitution des vignobles, le quai de la station de la gare est devenu notoirement insuffisant. Il faut se rappeler que la crise du phylloxéra avait complètement déstabilisé la viticulture quelques années auparavant. Cela avait entraîné une réorganisation , la création du Service de la Répression des Fraudes (d'où l'arrêté du maire sur les fraudes en 1907) pour aboutir ensuite en 1935 à la création des appellations contrôlées.

Les attendus de la réunion du conseil municipal précisent qu'en 1907 la production annuelle de la seule commune du Puy Notre Dame atteint le chiffre de 40.000 hectolitres et que la récolte des communes de Vaudelnay, Saint Macaire du Bois et Brossay avait augmenté dans les mêmes proportions. Toutes ces quantités de marchandises partant de la station du Vaudelnay/Puy Notre Dame, il était impossible aux expéditeurs de faire leur chargement lorsqu'il y avait deux wagons à quai. C'est pourquoi les élus ont demandé une fois de plus à la société de chemin de fer la construction d'un second quai.

Elections municipales

Les nouvelles élections ont eu lieu les 3 et 10 mai et le nouveau conseil sera installé le 17 mai 1908.

Avaient été élus : Mrs Boucher Louis, Biard Louis, Robin Louis, Pesnault Charles, Audebault./Turpault, Esnault/JoussetMusset/Joulain, Mithoir Aimé, Poirier Louis, Lucazeau/Lechavallier, Jouan Auguste, Fortin/Moreau, Profit Eugène/Chicoteau/Moreau, Bourreau Jules, Gouffier/Falloux soit 15 conseillers au lieu de 12, sans doute en raison d'une augmentation de la population. Monsieur Louis Boucher , sans surprise est réélu maire pour son 3ème mandat avec 14 voix sur 15 et Monsieur Robin 1 voix. Pour l'adjoint Monsieur Jouan est réélu avec également 14 voix et Monsieur Fortin 1. L'entente semble sans faille en raison des résultats.

Salle des fêtes

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La salle de la place de l'Eglise qui avait remplacé les Halles Lors de sa séance du 27 mai, le maire propose de construire en urgence une salle des fêtes car les nombreuses associations n'ont aucun local pour leurs manifestations. La mairie étant située au premier étage, le conseil décide que cette salle sera construite dans la cour de la mairie. Il demande à un architecte de faire les plans. Cette affaire est à suivre car on sait qu'une salle sera construite en remplacement des halles sur la place actuelle de l'église. On peut donc se poser la question de l'emplacement à moins qu'il ne s'agisse de la cantine actuelle de l'école à laquelle on accède par l'ancienne mairie et qui correspondait bien à la cour de la mairie Les délibérations futures à dépouiller nous donneront sans doute la solution.

Le clocher de la Collégiale

Lors de la réunion du 23 août, le conseil commence à parler d'un problème d'entretien du clocher. Il en est de même aujourd'hui et cela reviendra régulièrement avec l'érosion et l'usure du temps. En 1908 certains habitants se sont plaints du danger que représentait le voisinage du clocher. Voici les termes de la délibération : «Considérant que le clocher de l'église du Puy Notre Dame menace ruines, que très souvent des pierres se détachent «et tombent ,soit dans la rue, soit sur les maisons voisines et peuvent ainsi être la cause d'accidents très graves «que l'église étant un monument historique, aucune réparation ne peut y être entreprise sans l'autorisation de l'administration des Beaux Arts «Qu'en outre les réparations à faire devant être très onéreuses, la flèche ayant 50 mètres de hauteur "et sa partie supérieure étant très endommagée, les ressources de la commune qui n'a pas d'autre revenu "que le produit des impôts, ne lui permettent pas d'en supporter la charge." La commune a donc demandé au Préfet de prendre des mesures d'urgence. 

Achat d'un canon

J'ai retenu ensuite pour terminer l'année 1908 une délibération surprenante du 23 août aux termes de laquelle le conseil a autorisé le maire à acquérir un canon destiné aux fêtes publiques ou nationales Il demandait donc au Préfet l'autorisation de l'acheter. L'histoire ne dit pas si la Préfecture a donné son accord. 

Années 1909/1910 

La Fontaine de Cix

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Cette année a commencé par une surprise

En effet tout le monde connaît la Fontaine de Cix.

Tous les enfants se rappellent d'avoir péché des têtards avec plaisir.

Pouviez vous douter qu'elle ne soit pas un bien commun. Aujourd'hui oui mais lorsque vous découvrez la délibération du 2 juin 1909, vous apprenez que ce petit coin du village appartenait à un Monsieur de Beauregard.

Le conseil a donné tous les pouvoirs au maire pour l'acquérir moyennant le prix de 250 francs (soit 2,50 nouveaux francs)

Suppression de ligne

qui relie Bressuire à Montreuil Bellay, portion comprise entre Argenton l'Eglise/Montreuil Bellay Rien n'a changé par rapport à aujourd'hui Par délibération du 13 juin 1909, le Conseil s'élève contre le projet du Conseil Général des Deux Sèvres de supprimer une portion entre Argenton l'Eglise et Montreuil Bellay en raison d'un trafic si peu important qu'il donne naissance à un déficit appréciable. Le conseil s'oppose à cette décision et considère que des relations commerciales se sont établies entre Le Puy Notre Dame et les localités voisines telles Saint Martin de Sanzay, Bouillé Loretz, Argenton l'Eglise, Cersay et Argenton Chateau Il attire l'attention du Préfet et lui demande de transmettre la protestation de la commune en indiquant que le déficit peut être diminué par une subvention du Conseil Général de Maine et Loire. Dans ce cas précis les débiteurs ne sont pas les payeurs !!!!

Ligne téléphonique entre Le Puy Notre Dame et Vaudelnay

On entend parler de ce projet de ligne dans la réunion du 19 décembre 1909 Elle sera construite par le département pour un montant de 2714 francs Il est seulement demandé aux deux communes de se répartir les 3/4 des intérêts de l'emprunt soit 78,36 francs. Les communes ont accepté bien entendu mais c'est bien le début du téléphone qui va changer la vie des habitants

Année 1911

 Deux principaux sujets importants préoccupent le conseil municipal comme les années précédentes, la construction d'une salle de réunion et la restauration du clocher. Le problème de la salle des fêtes dénommée tantôt halles ou salle de réunion a commencé depuis trois ans. L'église sera un problème constant des conseils municipaux antérieurs et à venir en raison de la grandeur de l'édifice. Il faut bien admettre que la notoriété patrimoniale du village est due à la Collégiale qu'il faut préserver.

Halles ou salle de réunion

Lors d'un réunion du 11 mai 1911, l'intitulé de la séance est le suivant : "Approbation des plans et devis de construction d'une Halle et salle de réunion» La décision se précise enfin et le projet est chiffré à 18.900 francs. Le conseil accepte la proposition pour laquelle il décide d'un emprunt de 8000 francs sur 30 ans

Le clocher de la collégiale

Le dossier avance également car la mairie a reçu une lettre des Bâtiments de France qui a chiffré les travaux de restauration à la somme de 36.000 francs. L'architecte demande à la commune quel serait le montant de sa participation. En réalité le conseil s'était engagé antérieurement à verser 10.000 francs sur un devis prévisionnel de 70.000 francs. Comme le devis est antérieur et en raison des engagements de la commune pour une salle de réunion, la municipalité réduit sa proposition de moitié soit 5.000 francs et demande aux bâtiments de France de voir auprès du Ministère de la culture pour compléter le manque de financement. Le conseil a sans doute tiré un peu trop sur la ficelle car le 31 décembre en urgence, le maire provoque une réunion du Conseil Municipal à 14 heures. Que se passe t'il pour faire une réunion le dernier jour de l'année avant le réveillon ? Quand on lit le registre, on comprend 8 conseillers présents ce qui suffisait pour avoir un quorum majoritaire décisionnel même s'il manquait 7 conseillers. J'imagine le stress car le maire venait de recevoir une lettre de Monsieur Magne, inspecteur général des Monuments historiques, indiquant que si la participation de la commune pour la restauration du clocher prévue de 5.000 francs n'était pas acceptée, le ministère de la culture abandonnerait le projet et émettait même la possibilité de raser le clocher. La commune avait sans doute sous-estimé la réponse car en indiquant qu'elle n'avait pas beaucoup de ressources et ne pouvait pas participer , sauf en réalisant un emprunt, elle décidait en dernières ressources de donner son accord sur la somme de 8.000 francs. Je suppose que la délibération était urgente pour prendre une décision le dernier jour de l'année Dernière question en balance Où allait se construire la salle des fêtes ? Derrière l'ancienne mairie, dans la cour, comme indiqué dans la délibération de 1908 ou sur la place de l'Eglise ? Cette salle est elle la cantine actuelle ou la salle que certains d'entre nous ont connue sur la place de l'Eglise. Pour l'instant les délibérations ne nous donnent pas la solution .

Année 1912/1913

Rien de particulier jusqu'aux élections de mai 1912

Elections municipales

Les nouvelles élections municipales ont lieu le 5 et 12 mai et le conseil sera installé le 19 mai 1912. Avaient été élus : Mrs Boucher, Biard, Robin, Pesnault, Audebault. Esnault, Musset, Mithoir Poirier Jouan, Profit, Chicoteau, Bourreau Boutin, Raymond, Monsieur Louis Boucher , sans surprise est réélu maire pour son 4ème mandat avec 13 voix sur 14 et Monsieur Biard 1 voix. Pour l'adjoint, Monsieur Jouan est également réélu avec 13 voix et Monsieur Biard 2 Il est à noter que depuis 12 années, 7 conseillers ont été renouvelés sans discontinuer Jusqu'à la fin de l'année trois dossiers vont mobiliser le conseil municipal :

Restauration du clocher

Le premier à la réunion du 30 mai où il est demandé au Préfet d'intervenir auprès du Conseil général pour obtenir une subvention de 2.486 francs manquants pour boucler le financement du clocher de l'église, malgré la subvention de 8000 francs de la commune votée en urgence le 31 décembre de l'année dernière. 

Achat d'un ancien presbytère

La commune envisage l'achat de bâtiments et d'un ancien presbytère situé au dessus pour l'affecter à l'installation d'une usine électrique. L'usine électrique se trouvait au dépôt appartenant à la commune dans la descente de la rue des Picards La commune a donné son accord pour acquérir ce bâtiment le 23 juin. Le sous préfet demande comment sera envisagée l'acquisition . Le presbytère sera vendu plus tard par la commune, le 13 août 1968 à Monsieur et Madame Deschamps. Les anciens ponots auraient pu penser qu'il s'agissait du bâtiment de la rue de l'Eperon occupé par le dernier curé dans les années 1960, hors cet immeuble était propriété de l'association diocésaine. Il n'en n'est donc rien Je vous joins la photo du bâtiment de l'usine électrique. Seul le toit de droite donnant sur la rue des Picards est encore propriété communale et sert d'entrepôt aux ateliers municipaux et à l'ancien comité des fêtes. La commune compte régler le prix en y affectant une somme prise sur le produit de l'aliénation d'un titre

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Les restes de l'ancienne usine électrique en haut de la rue des Picards

 Ligne de tramway Bressuire/Montreuil Bellay

Le conseil général des Deux Sèvres envisage purement et simplement une suppression de cette ligne Le maire demande le soutien du Conseil Général de Maine et Loire pour conserver la ligne de Bouillé Loretz.

Années 1914/1919

Restauration du Clocher

PhotoL'échafaudage du clocher lors de la restauration de 1913

Lors d'une réunion du 22 mars 1914, le maire communique au Conseil municipal le devis de restauration du clocher transmis par les Beaux Arts s'élevant à 35.149,59 francs. Les travaux étaient déjà commencés avec des fonds de l'état et l'emprunt réalisé par la commune en 1912 de 8000 francs. Le coût étant nettement supérieur, le Sous Préfet demande une nouvelle participation de la commune.

Le conseil refuse en indiquant que bien des bâtiments classés sont financés entièrement par les Beaux Arts sans qu'il soit demandé quoique ce soit aux administrations locales trop pauvres

Le Maire précise que le concours financier demandé par l'Etat pourra être assuré par Monsieur le Curé du Puy Notre Dame à qui il reste un reliquat de la quête faite par lui pour la restauration de l'église et par le département de Maine et Loire qui subventionne habituellement les monuments historiques

Je ne sais pas si le curé avait des réserves suffisantes et si à l'époque le refus du Conseil Municipal a été apprécié par l'Etat. Les délibérations à venir nous en apprendront sans doute plus

Photo

La dernière restauration du clocher a eu lieu dans les années 1990

Pendant la guerre 1914/1918, il n'y aura pas beaucoup de réunions importantes chaque année. Pendant l'année 1914, j'ai retenu deux décisions intéressantes. La première lors de la réunion de mai 1914, le conseil décide de confier à la société Martineau, concessionnaire de l'éclairage sur la commune, l'électrification des bâtiments publics ainsi que la voirie communale. C'est donc le début de l'électrification qui est arrivée en France vers les années 1905/191O.

Ambulances

La seconde d'août 1914 est la décision d'acheter une ambulance militaire et de l'attribuer à l'hôpital de la Providence . On s'aperçoit d'ailleurs qu'il y avait deux ambulances, celle dont on vient de parler gérée par l'hôpital communal et une seconde à l'école libre des filles sous la responsabilité du curé. En octobre 1914, le conseil municipal votera d'ailleurs une subvention de 100 francs pour chacune de ces ambulances

Usine électrique

Au cours de l'année 1915, le conseil municipal expose au Préfet que depuis le début des hostilités, l'usine électrique est fermée, le personnel technique ayant été mobilisé et les habitants sont privés de l'éclairage public ou privé. Il indique qu'il y aurait intérêt à ce que la vie économique , sans compromettre la défense nationale, soit aussi peu entravée que possible par suite de l'état de guerre. Les élus demandent donc la réouverture de l'usine électrique.

Fontaine de Cix

 En parcourant les livres de délibérations, j'ai découvert une maquette parfaitement bien dessinée.

Je suppose qu'il s'agissait d'un projet de rénovation du petit toit de la fontaine de Cix. Je vous donne connaissance de la photo que j'ai prise.

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Rationnement du pain

 En 1917, le conseil municipal était vraiment au ralenti. Le 17 mars 1918 les responsables communaux se penchent sur un rationnement de pain en raison des hostilités. Monsieur Boucher, le maire, indique que, d'après une récente circulaire de l'office départemental des céréales, il est attribué aux boulangers une quantité de farine nécessaire à la nourriture des habitants de façon à pouvoir attribuer à chacun une moyenne de 400 grammes de pain par jour. En conclusion le conseil appelle l'attention de l'office que les travailleurs agricoles ont fait des efforts pour diminuer leur consommation de leur principal aliment De leur propre gré, ils ont remplacé le pain par des pommes de terre, des haricots mais cela n'est possible lorsqu'ils travaillent à l'extérieur et le conseil précise qu'il est impossible d'abaisser leur rationnement de 400 grammes de pain à cette saison. Le conseil est très précis : "Le travail commence avec le jour et finit avec lui, il sera de 18 heures à partir du mois de mai et jusqu'en août, il leur faut alors faire au moins 4 repas copieux. Peuvent ils ne consommer que 100 grammes de pain à chaque repas?" Les temps ont bien changé mais sans doute force t'on moins physiquement! Finalement le conseil municipal demande à l'office départemental d'attribuer aux travailleurs agricoles une ration supplémentaire de pain d'au moins 350 grammes par jour. Il émet le voeu qu'il soit tenu compte dans le rationnement du pain de la situation sociale de chaque famille, le riche pouvant facilement remplacer le pain par des aliments que la situation de fortune du travailleur ne lui permet pas de se procurer.

Réorganisation de la police municipale

C'est un projet de réforme du Ministère de l'intérieur qui provoque la délibération du 23 février 1919 En effet les élus s'opposent à la suppression du garde champêtre, seule police des campagnes, pour le remplacer par une police cantonale dont les agents résideraient au chef lieu Il est indiqué que ces personnes ne connaîtraient pas les propriétaires privés des communes les plus éloignées du centre et ne seraient d'aucune utilité pour la répression du maraudage. Dans ces communes la création des brigades d'agents ruraux serait un supplément de dépenses car la conservation des gardes champêtres s'imposerait

Elections municipales du 30 Novembre 1919

Les nouvelles élections municipales ont eu lieu et le nouveau conseil sera installé le 10 décembre 1919. Il est à noter que les élections ont été suspendues pendant la guerre et que le dernier mandat aura duré 7 années Avaient été élus: Mrs Boucher, Biard, Pesnault, Boutin, Mithoir, Poirier, Musset, Robin, Panneau, Jousselin, Chicoteau, Girault, Profit, Dufresne, Bourreau soit 15 conseillers . Monsieur Louis Boucher , sans surprise est réélu maire pour son 4ème mandat avec 14 voix sur 15 et Monsieur Biard 1 voix. Pour l'adjoint Monsieur Georges Robin est réélu avec 12 voix et Monsieur Mihoir 2 voix et Monsieur Boutin Fortin 1 voix. Monsieur Louis Boucher sera en 1920 pour sa vingtième année à la tête du Conseil Municipal Personne ne peut se douter à ce moment là qu'il fera encore une seconde vingtaine d'années supplémentaires Il faut dire qu'il dirige un conseil qu'il connaît bien car depuis 1900 il a autour de lui 5 conseillers fidèles , toujours réélus Mrs Robin, Biard Esnault, Musset et Bourreau

Année 1920

Usine électrique

Première séance du 18 janvier 1920

La guerre est maintenant terminée

Le directeur de l'usine électrique Monsieur Martineau a été démobilisé en août 1919 et n'a pu faire fonctionner son entreprise pendant les hostilités.

La commune n'a donc pas eu de courant et l'entreprise a subi un préjudice réel la privant de revenu et l'empêchant de régler les loyers à la commune. Le conseil a donc pris la décision d'exonérer l'entreprise des loyers du 1er Novembre 1915 au 1er novembre 1919

Le monument aux morts

Le 4 juin 1920, le conseil se réunit et c'est la première fois que l'on entend parler du monument aux morts

La décision a été prise de jour là et je la cite :

"Décide"

"1° L'érection d'un monument aux enfants du Puy Notre Dame "Mort pour la France"."

2° Que ce monument sera érigé sur la place publique du Champ de Mars."

"3° Que le chiffre de la dépense s'élèvera à 20.669 francs, se décomptant ainsi."

" Acquisition et installation du monument 15.500 francs" " Entourage de la place et travaux d'aménagement 5.169 francs"

"4° Cette dépense sera couverte de la façon suivante :"

" Part contributive de la commune 16.500" " Produit d'une souscription publique 4.169"

C'est un moment important de l'histoire de la commune sur ce lieu qui verra par la suite de nombreuses manifestations et qui constitue véritablement au pied de l'Eglise le centre officiel du village

Une deuxième séance du 22 décembre 1920 viendra compléter cette décision Il s'agit de construire une grille pour entourer le monument Le maire expose que l'érection est fixée au 3 avril prochain (donc en 1921), il y a lieu de procéder dès aujourd'hui à l'entourage de la Place du Champ de Mars par une grille d'une longueur de 104 m 90 Il a ensuite été chargé de trouver un entrepreneur

Année 1921

Décision du banquet inaugural réalisé par Monsieur Fareau, Hôtelier

Le 3 avril 1921 à deux heures du soir, le conseil municipal du Puy Notre Dame s'est réuni en séance ordinaire. Le maire expose au conseil municipal qu'un banquet devant faire suite à l'érection du monument aux enfants de la commune "Morts pour la France", il y aurait lieu d'aider les anciens combattants à y participer, beaucoup d'entre eux n'ayant pas les moyens suffisants pour y assister complètement à leurs frais.

Le conseil après avoir délibéré décide d'affecter à cet effet une somme de 1700 francs, Le 17 avril 1921 à dix sept heures du soir, le conseil municipal du Puy Notre Dame s'est réuni . Le maire expose au conseil municipal que sa délibération du 3 avril dernier ouvrant un crédit de 1700 francs en faveur des anciens combattants pour permettre à ceux n'ayant pas les moyens d'assister au banquet qui a suivi l'inauguration du monument aux morts n'a pas été approuvée par Monsieur le Préfet qui a trouvé cette somme excessive par rapport aux ressources budgétaires de la commune. Le maire après examen des dépenses occasionnées par la cérémonie propose de réduire cette somme à 1300 francs faisant observer chose qui n'avait pas été faite dans la précédente délibération que les frais d'organisation, décoration, etc figure dans ce chiffre pour une somme supérieure à 500 francs. Le conseil après avoir délibéré vote pour ces différents frais un crédit de 1300 francs et prie instamment Monsieur le Préfet de bien donner son approbation à cette délibération qui n'a pour but que la glorification des enfants de la commune «Morts pour la France», le désir de donner une satisfaction légitime aux anciens combattants qui ont soufferts et peinés pendant plus de quatre ans pour la défense de la France Inauguration

L'inauguration eut lieu le 10 avril 1921 à 15 heures de l'après midi en présence de Monsieur le Maire, Monsieur Boucher et son conseil municipal du Sous Préfet, Monsieur Roimarmier du Député et Conseiller général, Monsieur de Grandmaison du Conseiller d'arrondissement , le Docteur Gaudrez Le socle du monument fut réalisé par Monsieur Ruèche La sculpture du poilu par Monsieur Albert Jouanneau

Ce dernier a également réalisé les monuments de Fontevraud, Brézé et Saumur (devant la poste) Le Journal de l'Echo Saumurois relate l'inauguration du 10 avril 1921

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Le défilé inaugural

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La musique précède la compagnie de sapeurs pompiers
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Les enfants des écoles
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Les Hommes

La manifestation officielle

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La photo officielle avec tous les participants

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Le monument
Photo Guerre de l'appellation Saumur

La peur sans doute de ne pas y arriver ! Toujours est il que le 26 juin 1921, Monsieur Boucher réunit son conseil municipal pour indiquer que le syndicat des viticulteurs des Coteaux de Saumur avait introduit une action devant le Tribunal Civil de Saumur contre plusieurs viticulteurs de différentes communes de l'arrondissement et ce, dans le but d'interdire à ces vignerons de vendre leur vin sous le nom de vin de Saumur, entendant réserver ce droit à l'exclusion de toute autre commune de l'arrondissement aux communes affiliées au syndicat, bien que parmi ces communes ils en existent qui produisent du vin de qualité inférieure, tels que Bagneux, Saint Hilaire Saint Florent et Fontevraud (Je cite textuellement la délibération du conseil)

Un autre syndicat avait son siège à Doué la Fontaine et regroupait les cantons de Doué, Montreuil Bellay et Vihiers. Il a donc pris en mains la défense des viticulteurs de ces cantons qui de tout temps ont vendu leur vin sous le nom de vin de Saumur

C'est pourquoi le conseil municipal a donné tout son appui au syndicat considérant que l'appellation du Vin de Saumur appartenait exclusivement au vin récolté dans la commune de Saumur ou du Pays Saumurois Le conseil indiquait également qu'il était absolument abusif de prétendre en faire bénéficier un certain nombre de viticulteurs du pays à l'exclusion d'autres de la même région

La défense des vignerons de la commune a été véritablement un soutien car les attendus du Conseil indiquent littéralement :

"Que d'autre part la réputation des vins du Puy Notre Dame n'est plus à faire,"

"Que leur qualité égale celle de n'importe quelle commune des Coteaux de Saumur et la dépasse même dans certaines années"

"Qu'il est d'usage loyal et constant que les vins du Puy Notre Dame ont de tout temps été vendus au commerce parisien ou autre sous le nom générique de vin de Saumur" "Que les vignerons ne se sont jamais servis du nom des "Vins des coteaux de Saumur" qui appartient en propre aux vignerons de ces coteaux, leur permettant largement pour les distinguer du reste de "l'arrondissement d'en tirer le plus grand profit"

"Qu'ils sont donc mal fondés en cherchant à nuire aux viticulteurs des autres communes de l'arrondissement"

Le conseil donne donc son appui moral au syndicat des viticulteurs du Saumurois contre le syndicat des Coteaux de Saumur Cette guerre des appellations continuera ensuite

Dans les années 60, Henry Aupy, viticulteur rapatrié d'Afrique du Nord, déposera une demande d'appellation "Coteau du Puy" Il n'obtiendra pas satisfaction

Il faudra ensuite l'obstination de Philippe Gourdon, de Bruno Albert et d'un groupe de jeunes vignerons du Puy Notre Dame, Vaudelnay et Brossay avec l'appui de la municipalité pour obtenir enfin l'appellation " Saumur Puy Notre Dame" dans l'année 2007

Mais il s'agissait également d'une véritable aventure que nous vous raconterons plus tard

Electrification des villages

Lors de cette même réunion le conseil a voté un supplément budgétaire de 3500 francs afin de procéder à l'électrification des rues des villages de Sanziers, Cix et Chavannes par l'entreprise Martineau gestionnaire de l'usine électrique de la rue des Picards 

Années 1922/1923

Ces années furent très calmes. On votait les différents budgets de la commune et de l'hospice.

L'entretien, élargissement des chemins, soutiens aux personnes nécessiteuses, c'était du courant pour une mairie 

Année 1924

Le cinématographe

J'ai retenu une décision du 31 mai 1924 assez originale.

Le conseil a décidé l'achat d'un cinématographe scolaire

La délibération indique : "que l'enseignement par l'aspect intéresse vivement les élèves dont il satisfait la curiosité et développe le sens de l'observation." On considérait à l'époque que le cinématographe était de plus en plus en honneur dans les milieux scolaires et rendait cet enseignement à la fois instructif et récréatif. Un budget de 1200 francs de l'époque a donc été voté. L'appareil a été affecté sous la responsabilité de l'école publique de garçons et cette dernière pourra l'utiliser pour des cours adultes et à des soirées récréatives 1924 sera donc l'année d'arrivée du cinéma projeté à l'école.

Les appareils distributeurs d'essence

Le 30 juillet 1924, une autre décision va attirer mon attention

Une note du Ministère de l'intérieur est adressée aux mairies pour préciser les conditions financières relatives à l'installation le long des voies publiques des appareils distributeurs automatiques d'essence aux automobilistes C'est donc le début du développement des stations services et de l'automobile Elles étaient installées soit sur les routes départementales ou dans des villes

Une redevance était due à la ville de moins de 5000 habitants et fixée pour le Puy Notre Dame à 60 francs pour les stations fixes en ville et 120 francs pour les appareils sur chariot 

Année 1925

Les élections municipales

Elles ont eu lieu le 3 mai de cette même année Les conseillers élus sont convoqués en réunion pour procéder à l'installation du Conseil Municipal, le 17 mai 1925 Etaient présents : Messieurs Boucher Louis, Robin, Biard, Mithoir-Thouret, Civrais, Jousselin, Lucazeau, Dufresne, Musset Alcide, Musset Jules, Bourreau, Chicoteau, Raymond Emile, Profit

Absents : Mr Girault.

Les résultats ont donné : Monsieur Boucher Louis 14 voix, Monsieur Biard 1 voix. Elu la première fois en 1900, Monsieur Boucher repart pour un nouveau mandat Monsieur Robin sera ensuite une nouvelle fois élu adjoint avec 14 voix devant Monsieur Civrais 1 voix

Que dire de cette année ,

Deux dossiers vont ressortir lors du second trimestre

Les clochetons de l'église

Si en 2021 la collégiale est un gros problème pour le Conseil Municipal, il faut dire qu'il en a été de même pour toutes les équipes qui l'ont précédées. En effet en 1913, on venait de restaurer le clocher principal et 12 années après, une autre tranche de travaux se présentait au nouveau conseil élu en mai Une réunion eut lieu le 30 août 1925 Le maire donne alors lecture d'une lettre reçue du Ministre de l'Instruction publique et des Beaux Arts approuvant un devis de 98.882, 50 francs de l'époque relatif à des travaux de réparations sur l'église classée; Il est demandé à la commune et au clergé une participation de 45000 francs. Le maire précise également que le Conseil paroissial a donné son accord pour participer à hauteur de 15000 francs en quatre annuités et a chargé le curé de la paroisse , l'abbé Tusseau de l'en avertir. Il resterait donc une charge de 30.000 francs pour la commune. Le conseil indique alors que le budget ne lui permet pas de verser cette somme mais reconnait l'urgence de restaurer les clochetons qui menacent ruines. Il s'engage donc de verser une somme de 20.000 francs en 3 annuités et demande au Préfet de se retourner vers le Conseil Général pour obtenir les 10.000 francs manquants. Non seulement la mairie ne verse pas tout, mais menace également le Préfet afin qu'il commence les travaux en urgence en raison des pierres qui tombent des clochetons et lui indique que tout est sous sa responsabilité en cas d'accident. Le maire avait déjà procédé de cette sorte lors de ses premiers mandats mais cela ne lui avait pas particulièrement réussi. Nous en saurons sans doute plus dans les années à venir.

L'électrification

En 1914, la commune a soutenu l'installation de l'usine électrique, rue des Picards . Un nommé Martineau a pris la responsabilité de l'électrification qui démarrait sur la commune. Le siège de la société Martineau était à Paris, 4 rue Brown Séquard. La concession de distribution électrique avait été attribuée à cette société et l'usine mise en service le 19 mars 1920. Tout était donc pour le mieux Mais pour la première fois on s'aperçoit, grâce à cette délibération, que tout n'était pas rose et on frisait même la catastrophe. Les attendus du conseil municipal précisent que le concessionnaire a, de son seul chef, apporté des modifications inadmissibles de son contrat et appliqué des augmentations de tarif de jour arbitraires. Et le texte est révélateur de l'ambiance et du non sérieux de la société. Je le reprends textuellement :

 "Que cette manière d'agir dont les intéressés ont souffert sans se plaindre, pendant de longs mois, a par sa prolongation créée une situation intolérable

"Que notamment au début de la présente année 1925, les protestations se sont multipliées en se précisant et que l'administration municipale a reçu maintes plaintes justifiées de la population

"Que pour mettre un terme à cet état de fait inadmissible et préjudiciable à la commune et ses habitants, Monsieur le Maire à la date du 27 juin 1925, fait faire un exploit d'huissier sommation d'avoir à remplir ses obligations et à exécuter son contrat.

"Que Monsieur Martineau n'a pas déféré à ladite sommation et qu'actuellement il persiste à ne donner le courant que pendant les heures de la nuit, privant ainsi les usagers de la lumière et de la force motrice pendant les heures de jour et qu'il maintient sans droit sa justification et sans accords préalables et définitifs des modifications de tarifs fixées à sa seule fantaisie.

En conséquence, après avoir détaillé tous les griefs indiscutables, le conseil municipal a demandé au Ministre des Travaux Publics que la société concessionnaire soit déchue pour inexécution des conditions 

Année 1926

Démission de l'adjoint

Une année bien calme où le conseil gérait les affaires courantes.

Une seule séance est à remarquer le 17 octobre 1926 Il s'agissait d'élire un adjoint en remplacement de Monsieur Robin qui avait donné sa démission tout en restant dans le conseil. On ne connait pas la cause car la délibération ne fait état rien, ni maladie, ni désaccord, ni remerciements. L'élection a nommé comme adjoint Monsieur Biard avec 13 voix et 1 voix pour Monsieur Lucazeau 

Année 1927

Electricité

Un dossier renait et ne semble pas solutionné depuis la réunion du 30 août 1925 soit depuis 19 mois Il s'agit du problème de la fourniture d'électricité aux habitants. Le maire réunit son conseil le 27 mars. Préalablement par un arrêté municipal du 14 janvier 1927, la société Martineau a été imposée afin de verser des amendes pour interruption de la distribution d'électricité Le rapport indique que la société continue d'alimenter la commune dans des conditions déplorables et imposent aux abonnés des tarifs prohibitifs et illégaux La société ne s'étant pas acquittée de ses taxes auprès du percepteur, Monsieur le Maire propose de mettre fin à cette situation en portant l'affaire devant le tribunal administratif de Nantes. Le conseil a donné tous pouvoirs au maire pour agir en conséquence. Devant tant d'incertitude pour la fourniture de courant il faudra certainement prendre d'autres dispositions et une occasion se présentera à la commune dès l'année suivante en 1928.

Eglise

Un second dossier est évoqué à cette réunion, celui de la restauration des clochetons de la collégiale. Rappelez vous qu'en 1925 les élus avaient limité la participation à 20000 francs et il semble bien que les élus aient gagné leur pari car ils décident de voter une deuxième annuité au budget. La ténacité a donc payé et on suppose que les 10000 francs manquants ont été pris en charge par le Conseil Général.

Achat d'un stéréoscope

Un dernier dossier a donné pleine satisfaction à l'instituteur public auquel le maire a répondu favorablement Il indique d'ailleurs que l'enseignement de la géographie par l'examen de photographies et d'images intéresse vivement les élèves et leur permet d'acquérir des connaissances durables

Le conseil accepte donc l'achat d'un stéréoscope accompagné de 504 vues. Il permet de montrer des photographies en relief donnant l'illusion parfaite du pays étudié (on arrête pas le progrès)

Année 1928

Electrification

Tous les soucis d'électrification vont se solutionner en cette année 1928. En effet les communes du département ont décidé de créer un syndicat intercommunal d'électricité qui aura pour objet l'électrification des centres bourgs et des écarts

Cette adhésion de la commune du Puy Notre Dame a eu lieu lors d'une réunion du 6 mai 1928. Deux délégués seront désignés pour la représenter, Georges Robin et Joseph Civrais.

C'est toujours ce syndicat qui a en charge aujourd'hui l'électricité de la cité; Il restait à régler le problème de la société Martineau; Lors de cette même réunion l'annulation du contrat a été prononcé par le Préfet mais les pénalités n'ont pas été acceptées. L'électrification qui va devenir très professionnelle a été réalisée bien avant l'arrivée de l'eau qui sera effective en 1953. 

Année 1929

Rien de particulier jusqu'au 5 mai, date des nouvelles élections municipales.

 Louis Boucher maire depuis 1900, se représente pour un septième mandat.

Il sera élu avec succès. A noter que dans son conseil trois d'entre eux sont avec lui depuis le début c'est à dire depuis plus d'un quart de siècle. Il s'agit de Louis Biard, Georges Robin et Alcide Musset. Chez les autres élus on aperçoit des noms que nous retrouverons par la suite comme Joseph Civrais qui sera maire et Charles Clée

La liste est la suivante (16 conseillers à l'époque) : Louis Boucher, Louis Biard, Jules Musset, Jules Bourreau, Georges Robin, Emile Raymond, Louis Giraud, Henri Jousselin, Alcide Musset, Henri Lucazeau, Joseph Civrais, Charles Clée, Marcel Perrot, Louis Terry, Armand Baudouin, Aimé Mithoir.

Louis Boucher sera élu maire avec 14 voix pour 1 voix à Louis Biard.

Il faut noter que Monsieur Mithoir était malade et n'avait pas participé au vote.

Pour l'élection de l'adjoint Louis Biard fut élu avec 13 voix contre 1 voix à Georges Robin et 1 à Jules Musset. L'année 1929 s'est déroulée par la suite en entérinant les affaires courantes.