Simone Marie Josèphe Guittonneau

(ou tante Gustine)

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Vous connaissez la rue principale du Vaudelnay "Benjamin Guittoneau"

C'est le nom de son frère caricaturiste célèbre connu sous le pseudonyme de Ben.

Une famille d'artiste.

Elle est née au Vaudelnay, le 18 février 1910 et s'est mariée avec Emile Boisnard. Elle était plus connue sous son nom d'artiste poétique patoisante «Tante Gustine».

André Sarrazin, archiviste de la ville d'Angers, fera un article sur elle que j'ai plaisir à  vous résumer. Il indique qu'elle fut bercée de ces récits d'autrefois qui donnent l'amour du terroir natal et de l'authentique tradition. La future Madame Boisnard, quoique toujours dans les premières en classe, chez les soeurs du Sacré Coeur de Doué la Fontaine, interrompit ses études assez tôt, souhaitant se libérer des contraintes de la vie de pension et des ...mathématiques, rentrant à  la maison rejoindre une soeur aînée : Estelle, qui l'avait pratiquement élevée en seconde maman, pour aider aux travaux de l'exploitation familiale et du ménage. Rentrant à  la maison, Simone deviendra Madame Boisnard en 1936 et se consacrera à son foyer. Puis ses trois enfants élevés, elle aura le loisir de penser à ses goûts personnels... Elle crée avec l'aide d'une assistante sociale un club de "Rencontres" où l'on jouera avec entrain des saynettes de leur composition et elle y récitera des poèmes qui connaîtront un très vif succès. Dans sa jolie langue simple et vivante, avec les vieux mots du pays, d'une plume toujours alerte, souvent gentiment moqueuse à  "l'angevine" parfois laissant échapper une confidence, elle ouvre son coeur, ou commente le quotidien des jours : Que de tendresse dans cet aveu :

«Un coeur de Mémé, c'est pas raisonnable...

Ca voudrait une bise...

Mais les jeunes en ont-ils le temps ?

«A c't'heure, c'est la crise du pétrole,

I va pas manquer, qu'dit l'miniss'

Mais faudrait pas faire trop l'mariol...»

"C'est i point ces engins d'malheur 

Et tout l'saint-frusquin des spoutniks

qui ont détraqué les saisons? "

Tante Gustine écrivait pour elle et pour ses amies, sans plus...

Mais elle se retrouve en 1974 décorée d'un premier prix !

1977 un diplôme lui est décerné par Poètes et Artistes de France d'Anjou-Touraine à  l'hôtel de ville de Saumur.

Interview de Roland Cabrol pour l'émission «Vive la Vie» à  Europe n°1

Elle monte à  Paris avec la MSA pour «L'âge et la Vie» :

ses rimiaux vont de succès en succès.

Le 9 Février 1979, elle est invitée à  réciter ses poèmes au Centre Beaubourg

Elle nous quittera au cour de l'année 1996